langue : USA-UK Français Japanese Espana China

Comparaison par rapport aux autres clous internes

Quelques clous existent sur le marché, mais aucun n'a le contrôle, la sécurité et la capacité d'appui du clou Guichet® :

  • Pour mémoire le clou de Judet
  • Clou de Bliskunov
  • Clou ISKD
  • Clou Fitbone
  • Clou Betzbone
  • Clou Precice
  • Inventeurs

    Figure ci-dessus : De gauche à droite, Drs : Paley (Baltimore), Baumgart (Munich), Shevskov (Kurgan), Cole (Orlando), Soubeiran (Paris), Guichet (Nancy), Herzenberg (Baltimore)

    Nombres d'opérations de base (en dehors de toute complication pour obtenir un gain de 10 cm avec des clous différents) :

    Particularités des clous Albizzia® et Guichet®

    Ils nécessitent une rotation volontaire de sa jambe par le patient (20° d'amplitude en tout). Il doit donc apprendre à faire ce geste pour en supprimer la douleur. Une bonne préparation du patient lui permet de se cliqueter sans douleur. Le nombre de cas implantés confirme la facilité relative à obtenir le gain et également sa fiabilité et sa précision par rapport aux autres clous. Quand le patient maîtrise le geste de cliquetage, il peut gérer parfaitement l'allongement.

    L'allongement peut être modifié à volonté en fonction des nécessités (accélération en cas de trop forte ossification, ou ralentissement par crainte de complication neurologique par exemple). Un arrêt à tout moment est possible, de même qu'en cas de nécessité ou de volonté de gagner plus en cas de bonne tolérance des tissus mous. Il n'y a donc pas besoin de 'programmer' le gain en préréglant le clou. En cas de complication, un arrêt à tout moment est possible. Le clou ISKD ne permet aucun arrêt en cas de problème ou complication. Il faut alors opérer pour poser un fixateur externe bloquant l'allongement.

    Contrairement aux autres clous du marché, la dynamisation par ablation d'une vis (nouvelle opération) n'est pas nécessaire, car le clou comporte un système de dynamisation automatique : plus on marche et on appui sur le clou, plus le cal osseux en formation est stimulé. En cours d'ossification, la force est prise graduellement et intégralement par l'os et non par le clou. Ainsi l'os devient plus solide, supprimant le besoin de la mettre en charge par l'ablation d'une vis.

    La technique est en 'percutané' avec de minimes incisions. Une telle insertion n'est pas actuellement facilement accessible aux autres clous concurrents.

    Pour 10 cm de gain, nombre d'intervention nécessaire à la base (sans complication) :

  • 1 pose du clou
  • 1 ablation du clou
  • Soit un total de 2 interventions chirurgicales.
  • L'appui est généralement autorisé en cours d'allongement, ce qui permet une récupération fonctionnelle meilleure et plus rapide. Certains sports sont autorisés pendant l'allongement.

    Le clou de Judet

    Le Professeur Robert Judet avait inventé en 1971 le premier clou d'allongement, trop risqué et sans suite. Une vis traversant la peau et allant dans le canal médullaire osseux permettait d'obtenir l'allongement progressif en post-opératoire. Les complications infectieuses considérables en ont fait abandonner l'emploi (Judet R. [Presentation of the distractor for limb bone lengthening]. Chirurgie 1971 Nov 10;97(11):777-8).

    Le clou de Bliskunov

    Le Professeur Bliskunov, de Sinferopel, en Russie a développé un clou se fixant sur le fémur et le bassin. Il l'a utilisé son clou sur plus de 100 patients. Les difficultés de mise en oeuvre et les contraintes en ont fait abandonner l'usage.
    Il comporte en plus de sa partie dans le canal osseux fémoral, une 'pièce pelvienne' qui connecte la partie fémorale au bassin. Cela veut dire qu'il y a une cicatrice supplémentaire sur le bassin. L'insertion du clou ne se fait pas en percutané, ce qui augmente la longueur des cicatrices. L'allongement se produit par des mouvements de rotation entre la partie fémorale et la partie pelvienne. Il peut être arrêté en cas de complication (arrêt des mouvements de la hanche). Il n'y a pas de clou tibial.

    Pour 10 cm de gain, nombre d'intervention nécessaire à la base (sans complication) :

  • 1 pose du clou
  • 1 ablation de la partie pelvienne
  • 1 éventuellement échange du clou (gain par clou < 10 cm)
  • 1 dynamisation (par ablation des vis d'en haut ou d'en bas : l'implant ne supportera plus le poids qui passera alors par l'os). La dynamisation fait souvent perdre 2 à 5 mm de gain.
  • 1 ablation du clou
  • Soit un total de 5 à 6 interventions chirurgicales.

    L'appui n'est généralement pas autorisé avant la fin de l'allongement et parfois quand la consolidation osseuse est avancée.

    200 clous environ ont été implantés dans le monde jusqu'en 2003 (en Russie uniquement). Site web du clou Bliskunov : www.lengthening.ukrpack.net/method-e.htm

    Le clou de Baumgart et Betz (Fitbone®)

    Betz et Baumann, en Allemagne ont dessiné un clou électronique, le Fitbone®. Celui-ci a été peu diffusé, car ses problèmes en application clinique et son coût sont importants.

    L'allongement nécessite un appareil branché sur le courant, qui doit être connecté pendant les phases d'allongement à une antenne de contact sur le patient. Le coût est élevé. L'allongement est produit la nuit. On peut l'arrêter en cas de complication ou gagner un peu plus si on le souhaite.

    Pour 10 cm de gain, nombre d'intervention nécessaire à la base (sans complication) :
  • 1 pose du clou
  • 1 remise en place du clou pour un gain complémentaire
  • 1 verrouillage du clou en fin d'allongement pour autoriser l'appui
  • 1 dynamisation (par ablation des vis d'en haut ou d'en bas : l'implant ne supportera plus le poids qui passera alors par l'os). La dynamisation fait souvent perdre 2 à 5 mm de gain.
  • 1 ablation du clou
  • Soit un total de 5 interventions chirurgicales.

    Cet implant est moins intéressant pour la récupération fonctionnelle du patient que les clous Albizzia® et Guichet®.
    L'appui n'est généralement pas autorisé avant la fin de l'allongement, l'appui complet et les sports beaucoup plus tard, ce qui retarde une récupération fonctionnelle complète et rapide.

    Quelques petites centaines de cas ont été implantés dans le monde (en Allemagne principalement, et en Asie).

    Le Clou de Dean Cole (ISKD®, Orthofix®)

    Dessiné il y a près de 20 ans, il permet également un gain progressif par des mouvements rotatoires réduits. Le clou ne peut être contrôlé précisément, ce qui en limite son utilisation et le rend très délicat à utiliser.

    Figures ci-dessus : Coupe du clou ISKD (Orthofix), avec son boîtier de vérification du positionnement du pôle rotatoire.

    Par des mouvements rotatoires réalisés au hasard et limités à 10° (9° d'après le fabriquant), l'allongement se produit. Il y a un boîtier électronique qui permet de savoir le positionnement d'un pôle rotatoire dans le clou pour estimer le gain journalier. Cependant ce boîtier ne peut certifier si un ou deux, voire plus, de tours on été réalisé entre 2 mesures. En d'autres termes, on ne peut contrôler réellement le gain et certains patients peuvent obtenir un gain de 5 mm sans s'en rendre compte en un jour. Il n'y a aucun moyen de modifier le gain (mm/jour) pour éviter une ossification prématurée, favoriser une ossification faible, ou gérer un étirement nerveux fort. En cas d'urgence, le seul moyen de neutraliser l'implant pour qu'il s'arrête de grandir est de mettre en place au bloc opératoire un fixateur externe pour bloquer la rotation !

    Les manoeuvres de cliquetage sont un peu plus confortables que celles du clou Albizzia, étant donné qu'elles ne sont généralement pas perçues par le patient.

    Le clou nécessite un préréglage du gain et une fois implanté on ne peut pas décider de changer le gain ou gagner plus.

    Pour 10 cm de gain, nombre d'intervention nécessaire à la base (sans complication) :

  • 1 pose du clou
  • 1 échange du clou pour un gain complémentaire (gain possible 6 à 8 cm par clou)
  • 1 dynamisation (par ablation des vis d'en haut ou d'en bas : l'implant ne supportera plus le poids qui passera alors par l'os). La dynamisation fait souvent perdre 2 à 5 mm de gain, ce qui n'est pas possible avec le clou Guichet®.
  • 1 ablation du clou
  • Soit un total de 4 interventions chirurgicales.

    L'appui n'est généralement pas autorisé avant la fin de l'allongement et une ossification correcte, l'appui complet et les sports beaucoup plus tard, ce qui retarde une récupération fonctionnelle complète et rapide.

    Quelques petites centaines de cas ont été implantées dans le monde. Le taux important de complications l'a fait retirer du marché récemment.

    Le Clou BetzBone®

    Le clou Betzbone est une copie de la Version 1 du clou Albizzia modifiée avec un système de fixation à l'os fragile et à risque de fractures, ce qui fait qu'il est souvent remplacé par un clou centromédullaire statique, induisant un nombre d'opération par patient assez important. Il n'a pas été diffusé auprès d'autres chirurgiens.
    Noter ossification après 11 mois de procédure.

     

    Le Clou Precice®

    Le clou Precice® permet d'obtenir l'allongement par un système d'induction magnétique. Cependant, l'appui est limité à 25% du poids, ce qui le rend impropre aux allongements où une reprise fonctionnelle complète est souhaitée (marche et sports, exemple en bilatéral esthétique).

    Les autres clous d'allongement

    Les autres clous sont actuellement expérimentaux, car aucun n'a passé tous les tests et n'a été validé sur de grandes séries de patients (clou Phenix®, etc.). Seul le clou Guichet® (successeur de l'Albizzia®) reste la référence.